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1:2 "Si quelqu'un d'entre vous veut présenter au Seigneur une offrande de bétail".

La signification de ce verset est : « Si quelqu'un d'entre vous veut présenter une offrande – qui vient du bétail – au Seigneur, il doit amener un bœuf ou un mouton ». La raison [pour laquelle ce commandement est enseigné] est que plus loin, Il (17) enseigne (18) [les commandements] des sacrifices d'oiseaux (19) et de l'oblation (20).

[Il] dit ici [dans notre verset], que lorsqu'un homme veut présenter une offrande qui vient du bétail, il doit présenter [une offrande qui provient] d'une de ces deux espèces (21) et non pas un animal sauvage, ni une autre espèce qui provient du bétail (22).

Ainsi, l'interdiction d'offrir un animal sauvage représente un commandement négatif (23) qui est déduit d'un commandement positif (24). Cela correspond à ce qu'on dit [nos Sages] dans le Traité Zeva'him, au chapitre 3 (25) :

« En ce qui concerne [une personne] qui offre les membres d'un animal sauvage, Rabbi Yo'hanan a dit qu'elle transgresse un commandement positif. »

"Vous choisirez..."

(26) « Cela nous enseigne que deux personnes peuvent amener une offrande volontaire de l'holocauste sous forme d'un partenariat. "Votre offrande". Cela nous enseigne qu'une [offrande volontaire] pouvait être amenée par le public. Cela fait référence au [sacrifice de l'holocauste], « dessert à l’autel » (27), qui était présenté à l’aide des [fonds publics] excédentaires. » Ceci correspond à ce qu'a écrit Rachi.

Ainsi, selon le Rav (27), [le verset] signifie que si de nombreuses personnes décident d'offrir le [sacrifice] de l'holocauste comme offrande volontaire, il acquiert le statut d'« holocauste sous forme de partenariat ». [De fait], quelle différence existe-t-il entre deux personnes qui forment un partenarait afin d'offrir un sacrifice et dix [personnes] ou mille, qui s'associent de le même but ?

D'autre part, le [sacrifice de l'holocauste nommé] « dessert à l’autel » qui était présenté à l’aide des [fonds publics] excédentaires était régi par des règles différentes par les autorités rabbinique (29). Par conséquent, [un tel sacrifice est nommé] un « holocauste public ».

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(17) C'est-à-dire : D-ieu.

(18) Littéralement : « Il commande ».

(19) Versets 14-17 qui suivent.

(20) Ibid. 2:1-11.

(21) C'est-à-dire : un bœuf ou un mouton.

(22) Par exemple : un âne, un cheval, une chèvre...

(23) « Tu ne feras pas... ».

(24) « Tu feras... » Dans notre cas, le commandement négatif qui consiste à « ne pas amener d'animal sauvage » pour offrande n'est pas formulé d'une façon explicite dans la Tora. Cette interdiction est déduite du commandement positif qui est enseigné dans notre verset selon lequel une offrande doit provenir du bétail.

(25) 34a.

(26) La question est la suivante : « Pour quelle raison le verset commence-t-il au singulier (« Si quelqu'un... veut présenter une offrande ») et finit au pluriel (« Vous choisirez votre offrande »)» ?

(27) Le sacrifice nommé « Holocauste, dessert de l'autel » était acheté par les fonds publics et il était offert sur l'autel, chaque fois où il n'y avait pas d'autres sacrifices à offrir.

(28) C'est-à-dire : Rachi.

(29) C'est-à-dire : les autorités rabbiniques du Temple qui étaient chargées de recevoir les dons publics pour les sacrifices, les acceptaient avec l'intention de dépenser cet argent pour l'achat des sacrifices dont elles auraient besoin en temps voulu. C'est pour cela que le sacrifice de l'holocauste est nommé « dessert à l’autel »... 

(Extrait de l'ouvrage à paraître aux Éditions Sichy : "Commentaire du Ramban sur la Paracha" ).

Questions sur la Paracha Vayiqra

Approfondissez vos connaissances en répondant à ces questions :

  • Pour quelle raison est-il dit dans notre Paracha que l'Éternel appela Moïse?

  • À quoi correspondait exactement le sacrifice de l'holocauste nommé « dessert à l’autel » et avec quels fonds était-il acheté ?