35:1 "Et Moïse convoqua toute la communauté des enfants d'Israël".

[L'expression] : « Toute la communauté des enfants d'Israël » inclut les hommes et les femmes car tous firent des dons pour la confection du Tabernacle.

Ainsi, Moïse – après avoir commandé (1) à Aaron, aux princes [des tribus] et à tous les enfants d'Israël, [c'est-à-dire] aux hommes, « tous les ordres que l'Éternel lui avait donnés sur le mont Sinaï » (1), après avoir brisé les Tables de la loi (2) et couvert « son visage d'un voile » (3) – commanda et convoqua de nouveau toute la communauté : les hommes et les femmes.

Il est possible que cela eut lieu le jour où il avait redescendu du mont [Sinaï]. Il dit alors à chacun [ce que D-ieu] avait commandé à propos du Tabernacle, avant qu'ils ne brise les Tables de la loi. De fait, dans la mesure où le Saint – béni soit-Il – s'était reconcilié avec [les enfants d'Israël] et avait donné les secondes Tables de la loi et établit avec eux une nouvelle alliance selon laquelle Il marcherait parmi eux (4).

Ainsi, Il revint à la situation précédente pendant laquelle Il les aimait [intensément] et il devint de notoriété publique que Sa Présence se trouverait parmi eux, comme Il l'avait ordonné précédemment, tel qu'il est dit (5) : « Et ils Me construiront un Sanctuaire, pour que Je réside au milieu d'eux ». Par conséquent, Moïse leur ordonna à ce moment tout ce qu'il lui avait été ordonné précédemment.

("Voici les choses que l'Éternel a ordonné d'observer"). 35:2 "Pendant six jours, on travaillera".

L'expression : « Voici les choses que l'Éternel a ordonné d'observer » fait référence à la confection du Tabernacle, de tous ses ustensiles et à toutes les tâches [liées à sa construction]. [D-ieu] fit précéder [l'exposé de la construction du Tabernacle par les lois] de Chabath afin de nous faire comprendre que « pendant six jours, on travaillera » à la confection [du Tabernacle], mais que cela ne sera pas le cas pendant le septième jour qui est « saint pour Hachem ».

Nous apprenons de cela que la confection du Tabernacle ne prenait pas préséance sur le Chabath. [Cependant, contrairement à ce qu'a écrit Rachi (6) nous n'apprenons pas cela] du mot « akh » (7), comme je l'ai expliqué dans [mon commentaire] sur la Paracha Ki Tissa (6).

35:3 "Vous ne ferez point de feu dans aucune de vos demeures le jour de Chabath".

La signification de ce verset est assurément d'interdire également pendant le Chabath les travaux nécessaires à la préparation des aliments.

De fait, il est dit (8) : « Quiconque travaillera en ce jour sera mis à mort ». Il est expliqué [dans notre verset] que [les enfants d'Israël] ne doivent pas non plus allumer de feu afin de cuire du pain ou de la viande. [La raison de cette explication est que] le feu est nécessaire [à la préparation] de tous les aliments.

Cela devait était dit car il n'est pas dit [dans notre verset] : « Quiconque travaillera (melakha), "peu importe le travail dont il est question" » (9), comme il est dit dans les Dix Commandements (10) : « tu ne feras aucun travail (kol melakha) » (11).

C'est plutôt le mot « travail » qui est employé, sans pronom indéfini. Il aurait été donc possible d'exclure [de l'interdiction] les travaux liés à la préparation des aliments. De fait, c'est ainsi qu'il est dit pour la fête des matsoth (12) : « Tu ne travailleras pas » (13) (14) et la préparation des aliments n'est pas incluse [dans cette interdiction]. C'est pour cette raison qu'il est mentionné d'une façon explicite [dans notre verset] que la préparation des aliments est également interdite [pendant le Chabath].

Suite...

(1) Précédemment 34:32.

(2) Éxode 32:19.

(3) Précédemment 34:33.

(4) 34:9.

(5) Éxode 25:8.

(6) Dans son commentaire à propos du verset 31:13.

(7) « Toutefois (akh) observez mes Chabath », idem.

(8) Verset 2 qui précède.

(9) En hébreu, le mot « melakha » signifie « travail ». Dans notre verset, ce mot est employé tel quel, en l'absence de pronom indéfini. Cela aurait pu nous laisser penser que ce ne sont pas tous les travaux qui sont à exclure, mais plutôt certains types.

(10) Éxode 20:9.

(11) Dans ce verset, l'ajout du pronom indéfini « kol » permet de nous faire comprendre qu'il s'agit bel et bien de ne faire « aucun travail ».

(12) C'est-à-dire : la fête de Pessa'h pendant laquelle nous mangeons des galettes de pain azyme (matsoth).

(13) Deutéronome 16:8.

(14) Le mot « melakha » est utilisé en l'absence de pronom indéfini.

(Extrait de l'ouvrage à paraître aux Éditions Sichy : "Commentaire du Ramban sur la Paracha" ).

Questions sur la Paracha Vayaqel

Approfondissez vos connaissances en répondant à ces questions :

  • Pendant la construction du Tabernacle, les travaux devaient-ils s'arrêter pendant le Chabath ou était-il possible de les continuer ?

  • Pour quelle raison est-il écrit dans notre Paracha qu'il est interdit de faire du feu pendant le Chabath ?